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A. Féménia : La météo prévoyait du beau temps et pas de pluie : prévisions partiellement réussies, il n'a pas plu.
Mais... il avait plu la veille, la nuit précédente... de quoi "refroidir" les volontés de s'aventurer hors sentier, d'autant plus qu'une équipe de l'EDDEN (Ecologie et Développement Durable des Espaces Naturels) rencontrée peu après notre départ nous avait déconseillé de nous "risquer" sur ce sentier non balisé, non nettoyé...
Grand bien nous a pris d'oser l'aventure :
Nous nous enfonçâmes dans des bois silencieux ; on n'avait pénétré que récemment dans les lieux où nous étions ; aussi, présentaient-ils encore, même aux endroits défrichés, la rudesse d'une nature longtemps abandonnée à sa propre vigueur. Des arbres tous différents de ceux que nous connaissions nous arrêtaient à chaque pas ; mais nul ne nous causa autant de surprise que le polypode arborescent. Cette fougère affecte la forme d'un palmier ; elle acquiert jusqu'à vingt-cinq pieds d'élévation ; ses vastes frondes, de la forme la plus élégante et du vert le plus gai, composent de véritables parasols de feuillage. Bory de Saint-Vincent, Voyage dans les quatre principales îles des mers d'Afrique, 1804
Voilà le résumé de notre sortie d'hier est bouclé ! Effectivement nous nous sommes arrêtés à chaque pas, non que nous les connaissions pas mais pour les admirer : majestueux Mapou, Tan-Rouge, Mahot, Bois maigre, Bois de Laurent Martin, Bois de papaye, Catafaye, Change écorce, Canne marron, Ananas marron, Fanjans et aussi de nombreuses lianes : patte poule, zig-zag, marabit, liane blanche, et encore de magnifiques fougères épiphytes : épaulette, ficelle, et aussi des touffes de Calanthes (en boutons). Pas de sentier "vraiment" tracé, mais un sous-bois aéré dépourvu de plantes à épines où la progression n'est ralentie que par des arrêts botaniques !Le franchissement des ravines (à sec) est un peu plus délicat mais pas de véritable danger.Après l'entrée dans la forêt où la jouvence recouvre le sol l'essentiel du sous-bois est presque dépourvu de pestes, à l'approche du sentier de Notre Dame de La Paix la passiflore banane envahit avec entrain...Hier point de vue sur la rivière des remparts (elle était bâchée).L'arrivée au site de pique-nique est saisissante tant on a l'impression d'arriver dans une zone de "guerre" : seuls s'offrent à notre regard des chicots de cryptomérias (passage de Garance) et de tamarins (passage de psylles ?). Elle est d'autant plus saisissante que tels des petits lutins nous sortions d'un milieu magique. Une zone naturelle non aménagée (déconseillée aux randonneurs, nous n'avons vu ce panneau qu'à la sortie : ouf !) où nous avons été accueillis par une équipe bien sympathique d'entretien de cet espace.Pique-nique festif ! : Bon anniversaire G. !