F. DUBAN - Contre toute attente, la météo sera idéale pour cette sortie botanique qui reprend un circuit classique.
La marche commence au Pas des Sables après avoir déposé deux voitures sur la piste de la Plaine des Sables. Soleil éclatant, lumière crue sur la végétation éricoïde du volcan violemment toilettée par le Cyclone Garance (28 FEV. - 1ER MAR 25). Pas de Psylle détecté.
La marche lente ver l'Oratoire le long du bord du rempart est l'occasion de retrouver les espèces tutélaires de ces espaces rouges où se déploie l’histoire tellurique des lieux. Même les roches ici accusent les tortures du vent, du froid, de la pluie, et du soleil, tour à tour acharnés à éroder toute forme.
Nous arrivons aux antennes de l'observatoire et prenons le sentier qui mène à l'oratoire. Et là, une belle surprise nous attend. Une forêt de Cynorkis breviplectra. Presque une invasion!
L'oratoire nettoyé, dépouillé, nu, a perdu toutes les fleurs amenées là par la dévotion. On comprend la raison de ce grand toilettage, mais l'Oratoire a perdu son âme.
Commence alors la descente magique vers la Plaine des Sables, à flanc de rempart, où la série de paysages immenses d'histoire géologique et d'esthétique du sublime se poursuit.
Botaniquement parlant, quelques specimens de Geniostoma pedunculatum Bojer ex DC. - Petit bois de rat - Loganiaceae occupent les focales.
Le Plateau des Basaltes est retrouvé à mi-parcours, avec ses Helichrysum arnicoides - Petit velours blanc - ASTERACEE Endémique. Partout on note les traces de flots tumultueux qui sont passés là quand Garance hurlait en ces parages.
La descente continue et nous essayons de retrouver la trace de l'Heterochænia de Mireille. Un premier site est vide. Le véritable site est découvert plus tard, plus bas. Reste un manche à balai qui a dû être la hampe de la merveilleuse Heterochænia. Tout passe.
Retrouvailles avec le site de pique-niques anciens dans le petit bois de Sophora denudata.
La longue marche dans la Plaine de Sables est toujours longue et silencieuse. Il en va ainsi des marches au désert. Mais dans celui-ci, on trouve encore et contre toute attente un ou deux myosotis fleuris.
Pique nique très agréable au Bois Ozoux où les oiseaux blancs Zosterops borbonicus et autres bêtes en symbiose avec le tourisme occupent un temps l'attention.
Il commence vaguement à pleuvailler quand nous partons à regret.
