A. FEMENIA : Cette courte balade permet de revenir au "temps longtemps" où l'expédition avec guide durait 3 jours pour aller au volcan.

Un de ces guides est honoré par une stèle, Josémont Lauret y est mort de froid et de fatigue  :
"... Le 5 octobre 1887, alors qu'il accompagnait deux responsables de l'ONF et de l'agronomie avec un autre guide, ils sont pris dans une violente tempête. Le déluge qui se déverse rajouté aux températures froides à 2380 m d'altitude les oblige à se réfugier dans la caverne des Lataniers à 500 m de là. Inquiets de ne pas voir revenir l'expédition, le gouverneur organise des recherches. On récupérera trois d'entre eux très affaiblis mais le corps de Josémont Lauret sera retrouvé à l'emplacement de la stèle qui lui rend hommage. L'inscription "Il est tombé victime de son courage et de son dévouement à ses compagnons de route. Voyageur, rends lui hommage" est de moins en moins lisible sur la stèle qui sera peut être un jour remise en état..." (https://randopitons.re/tourisme/819-stele-josemont-lauret).

Cette stèle qui est toujours très fleurie ne l'était pas hier (passage de Garance ?), deux petits pieds de rosiers ont pu tout de même y être observés.

A peine plus haut, on passe non loin de la caverne des Lataniers, un tout petit sentier y conduit, on pourrait la louper !

Nous y étions venus en novembre 2019 lors d'une campagne de fouilles archéologiques programmées, toute une équipe menée par Madame Virginie Motte et le Dr. Jean Perrin étudiaient le sol et recherchaient aussi des pierres gravées laissées par les différents "visiteurs" de la caverne :

"...
Halte et gîte depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle
La caverne des Lataniers est connue dès la seconde moitié du XVIIIe siècle et rencontre une plus grande popularité au XIXe siècle. Si elle a pu abriter des populations marronnes puis des chasseurs de cabris, elle a surtout été fréquentée par de nombreux explorateurs du Volcan puis des « touristes » durant près d’un siècle. Beaucoup de ces voyageurs ont laissé leur nom sur le site, trace de leur passage et témoignage de leur ténacité, puisque jusqu’à la construction de la route au moins trois jours étaient nécessaires pour atteindre le sommet du Volcan.
L’apport des opérations archéologiques récentes
La stratigraphie générale du site a pu être réalisée avec le concours des géologues de l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise pour les couches non anthropiques, ainsi que l’étude des 700 artefacts mis au jour lors des deux campagnes de fouille. Les premières occupations de la fin du XVIIIe siècle et de la première moitié du XIXe siècle évoquent une occupation saisonnière de la caverne en lien avec les activités de la chasse (pierre à fusils, ossements animaux) et peuvent correspondre au passage des marrons. Celles datant de la seconde moitié du XIXe et de la première moitié du XXe siècle témoignent du passage des « touristes »..." (https://archeologie.culture.gouv.fr/ocean-indien/fr/caverne-des-lataniers).
Le site a été complètement remis en état, les Pierres Gravées sont entreposées à la Cité du Volcan et feront l'objet d'une exposition. Peut-être y apprendra-t-on l'origine du nom de la caverne ?
C'est autour de cette caverne que nous avions pu observer en 2019 un pied d'
Huperzia saururus (devenu depuis Phlegmariurus saururus), lycopode terrestre, rare. Nous y avions été conduit par M. Perrin... Nous avons bien essayé de quadriller la zone hier... mais pas de découverte !
La majorité des botanicoeurs convalescents du Chik ont alors rebroussé chemin. Les articulations restent douloureuses !

Le sentier monte toujours jusqu'à l'oratoire Ste Thérèse, bien dépouillé (comme déjà observé la semaine dernière), un petit pied rescapé de roses a été dégagé avec l'espoir qu'il redémarre...

C'est après un mini aller-retour sur le rempart pour permettre aux absents de mardi dernier d'admirer un petit champ de
Cynorkis breviplectra que la descente jusqu'au Bois d'Ozoux a été entamée sous un soleil et un ciel lumineux (contrairement aux prévisions météo...).
Le nuage de poussière engendré par le
gros éboulement à Grand Bassin était toujours bien visible.
Le pique-nique fut festif :
bon anniversaire Vivienne ! Il a été aussi l'occasion de la présentation de la nouvelle collection hiver austral de chaussons et chaussettes.
Merci Jean-Paul pour cette séance de rattrapage.