Les prévisions météo ont refroidi une partie du groupe et du littoral sud nous sommes passés à l'ouest et avons flâné ce mardi le long de la ravine Divon jusqu'au Bassin Long.
La randonnée démarre sous les vergers avec des arbres, surtout des manguiers, aux tailles gigantesques. Ils figurent parmi les plus anciens de l'île et sont âgés de près de 300 ans. Ces arbres ont été plantés par les premiers habitants de l'île. Hier peu de fleurs observées alors que dans les jardins c'est une explosion de bouquets.
La ravine a plusieurs fois changé de nom. Son premier nom est : Ravine d'Hibon, en l'honneur d'un propriétaire de terrain non loin, puis Ravine d'Yvon et enfin Ravine Divon.
La randonnée prévue en 30 minutes (aller-retour) nous a pris la matinée... Il faisait très bon, très beau, et nous avons été sensibles à l’atmosphère paisible du lieu.
De très nombreuses pestes végétales exotiques (bien sûr) mais souvent très belles à regarder... des ficus typiques de ce milieu (rubra et reflexa), de très beaux tamarins (Tamarin “dusyndicat” !), d'imposants Banoirs (Albizia lebeck), des falaises propices à l'escalade, une ravine dont l'eau disparaît dans son lit d'un coup.
Des "Bois de paille-en-queue" défient les lois de la gravité et jouent aux équilibristes accrochés à la falaise au niveau du bassin. Ce nom vernaculaire serait lié au voisinage de la plante avec les pailles-en-queue qui nichent dans les falaises. Deux espèces s'y côtoient : Monarrhenus salicifolius et Monarrhenus pinifolius - les deux endémiques des Mascareignes. Il faudrait programmer un stage d'escalade pour pouvoir les identifier !
C'est aussi auprès du bassin long (car plus long que large) que nous avons pu assister à des balais gracieux d'hirondelles de Bourbon s'engouffrant dans les grottes, pour y nourrir des petits ? C'est leur ventre blanc strié de brun qui nous a permis de les différencier des salanganes (merci Nicole).
Le sentier continue un peu après le bassin mais est très vite bouché.
